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Pas à pas

Un « défi dangereux » circule : réagir sans le propager

Vérifier si un défi en ligne dont on parle est réel, et en parler aux élèves et aux parents sans le nommer, le montrer ni envoyer une lettre alarmiste.

Pour le personnel scolaire · Tous les âges · 6 min de lecture · Vérifié le 19 octobre 2026

En 30 secondes

  • Prenez le temps de vérifier les faits. Bien des défis dont on parle sont des canulars, ou beaucoup moins répandus que la rumeur.
  • Ne le nommez pas, ne le décrivez pas, ne le montrez pas. Un avertissement qui le nomme peut pousser plus d'élèves et de parents à aller le voir.
  • Laissez la direction et l'équipe des services aux élèves mener une seule réponse, calme et concertée.
  • Enseignez l'habileté générale qui marche pour n'importe quel défi : on n'est pas obligé de suivre, et on peut toujours en parler à un adulte.
  • Faites un suivi discret avec les quelques élèves vraiment concernés.

Vérifier avant d'avertir

Quand une rumeur arrive au salon du personnel, le premier réflexe est d'avertir tout le monde. Les guides pour les écoles au Royaume-Uni et en Australie disent la même chose : attendez d'avoir les faits. Les rumeurs de nouveau défi dangereux s'avèrent souvent sans fondement, et les canulars misent sur l'instinct protecteur des adultes.

Avant d'agir, demandez-vous :

  • Est-ce que quelqu'un à l'école l'a vraiment vu, ou en a seulement entendu parler?
  • Y a-t-il eu un vrai incident ici, ou est-ce une histoire venue d'ailleurs?
  • L'information vient-elle d'une source fiable, comme la police, votre centre de services scolaire ou un organisme de santé publique, plutôt que d'un message transféré ou d'une publication?

Rappelez-vous que même quand quelque chose est « partout » en ligne, ça ne veut pas dire que tous les jeunes l'ont vu ou en ont entendu parler.

Pourquoi nommer le défi peut nuire

Un avertissement, ça semble responsable. Mais le guide du gouvernement du pays de Galles pour les écoles souligne qu'un avertissement peut piquer la curiosité et pousser plus d'élèves, et leurs parents, à aller voir le contenu dangereux. Nommer le défi aux élèves et aux familles risque d'en élargir la portée.

Donc, dans tout message de l'école :

  • ne nommez pas le défi et n'utilisez pas son surnom
  • ne décrivez pas en quoi il consiste
  • ne joignez ni capture d'écran, ni vidéo, ni lien
  • ne transférez pas un avertissement écrit par quelqu'un d'autre

Un message général sur la sécurité en ligne protège tout autant, sans le risque. Et il sera encore utile le mois prochain, quand une autre rumeur arrivera.

Qui prend les choses en main

Une seule réponse calme vaut mieux que dix réponses séparées. Le guide propose que la direction et la personne responsable de la sécurité et du bien-être des élèves la mènent, avec l'équipe des services aux élèves (psychologue, travailleuse sociale, intervenant).

Entendez-vous ensemble sur quelques points :

  • ce que vous savez avec certitude, et ce que vous ne savez pas
  • s'il faut agir au-delà d'une sensibilisation générale
  • qui parle aux élèves, qui parle aux parents, et avec quel message
  • que le personnel ne publie ni ne transfère rien à ce sujet de son côté

Dites au personnel vers qui se tourner si un élève soulève une inquiétude, pour que personne n'improvise.

Un message qui marche pour n'importe quel défi

La leçon la plus utile ne porte pas sur une tendance en particulier. C'est un ensemble d'habiletés que les élèves peuvent utiliser chaque fois que quelque chose en ligne leur met de la pression ou les inquiète :

  • Tu n'es pas obligé de faire quelque chose parce que les autres semblent le faire. Dire non, c'est difficile, et c'est quand même permis.
  • Si quelque chose en ligne te dérange ou te semble risqué, tu peux arrêter, fermer l'appli et en parler à un adulte de confiance.
  • Utilise les outils pour signaler et bloquer dans les applis et les jeux vidéo.
  • Ce qui a l'air vrai en ligne peut être modifié, mis en scène ou inventé.

Assurez-vous que les élèves savent qu'il y a un moment, un endroit et une personne à l'école pour parler de tout ce qui les inquiète, y compris en ligne.

En parler en classe sans montrer d'exemples

On peut parler des risques des défis en ligne sans montrer d'exemples ni donner de détails explicites. Gardez l'accent sur les choix et le soutien, pas sur le contenu.

Si un élève nomme le défi en classe, restez calme, ne le répétez pas et ne lui demandez pas de le décrire. Vous pourriez dire : « J'ai entendu dire qu'il y a des rumeurs qui circulent. Je n'entrerai pas dans les détails, parce que c'est comme ça que ces affaires-là se répandent. Ce qui compte pour moi, c'est que tu saches que tu peux venir me voir. » Ensuite, revenez aux habiletés générales.

Les plus jeunes, surtout, peuvent avoir peur de ces histoires. Rassurez-les : les adultes sont attentifs, et ils sont en sécurité.

Travailler avec les parents

Les parents vont aussi entendre la rumeur, souvent avec plus d'inquiétude. Un court message calme de l'école aide plus que le silence. Il ne doit ni nommer ni décrire le défi.

Le message peut dire que l'école est au courant de rumeurs en ligne, qu'elle fait un suivi, et que c'est un bon moment pour parler en famille de la pression en ligne en général. Suggérez aux parents de parler des risques avec leur enfant sans lui montrer d'exemples, et donnez-leur le nom d'une personne-ressource pour les inquiétudes précises.

Demandez aux parents de ne pas transférer d'avertissements dans les groupes de clavardage. C'est souvent comme ça qu'une rumeur locale devient une panique locale.

Faire un suivi avec les quelques élèves concernés

Si vous apprenez que des élèves précis y ont participé ou ont subi de la pression pour le faire, agissez en privé et individuellement, avec l'équipe des services aux élèves et leur famille. Mettez l'accent sur la sécurité et sur la pression derrière le geste, pas sur le défi lui-même.

Si un élève s'est blessé ou est en danger, appelez le 9-1-1. Si un adulte en ligne fait pression sur un élève, notez ce que l'élève vous dit et signalez-le. Ensuite, prenez des nouvelles de ces élèves dans les jours qui suivent.

Ce que vous pourriez dire

  • “J'ai entendu dire qu'il y a des rumeurs qui circulent. Je n'entrerai pas dans les détails, parce que c'est comme ça que ces affaires-là se répandent.”
  • “Tu n'es jamais obligé de faire quelque chose en ligne juste parce que les autres semblent le faire.”
  • “Si quelque chose en ligne t'inquiète, tu peux venir me voir, ou voir n'importe quel adulte ici.”
  • “Bien de ces histoires finissent par être fausses. Les adultes ici vérifient, et tu es en sécurité.”

Où trouver de l’aide

Si un élève est blessé ou en danger : appelez le 9-1-1.

  • Jeunesse, J'écoute : les élèves peuvent appeler le 1-800-668-6868 ou texter PARLER au 686868. Gratuit et confidentiel.
  • Tel-jeunes (Québec) : appelez le 1-800-263-2266 ou textez au 514-600-1002.
  • Cyberaide.ca : si un adulte en ligne fait pression sur un élève ou l'exploite, signalez-le à cyberaide.ca ou appelez le 1-866-658-9022.

Sources

  1. Advice for schools on preparing for and responding to viral online harmful challenges and hoaxes Welsh Government (Hwb), 2021
  2. Family guide to viral online harmful challenges and hoaxes Welsh Government (Hwb)
  3. Advice for schools on responding to online challenges Childnet, 2021
  4. Advice for schools on responding to online challenges UK Safer Internet Centre, 2021
  5. Spotting an internet hoax NSW Government

Vérifié auprès de ses sources le 19 octobre 2026. Prochaine vérification d’ici le 17 avril 2027. Les applis changent souvent leurs menus; si une étape semble différente, la page d’aide de la plateforme a la version la plus récente.

Un courriel calme, chaque lundi.

Le résumé Mistlift explique ce qui occupe les jeunes en ligne, de sans danger à sérieux, avec quoi leur dire.

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