En 30 secondes
- Écoutez d'abord. Bien des jeunes se taisent par peur de perdre leur cellulaire : dites clairement que vous en parler ne leur coûtera pas ça.
- Faites des captures d'écran avant que quoi que ce soit soit effacé. Ensuite, bloquez et signalez.
- Impliquez l'école. Chaque école du Québec doit avoir un plan de lutte contre l'intimidation et la violence.
- Les menaces, le harcèlement et la diffusion d'images intimes peuvent être des crimes. Appelez la police si la sécurité de votre enfant est en jeu.
- Jeunesse, J'écoute est gratuit et confidentiel, en tout temps, par téléphone ou par texto.
Écouter d'abord, régler ensuite
Si votre enfant vous dit qu'il ou elle se fait intimider en ligne, la partie la plus difficile est déjà faite. Jeunesse, J'écoute souligne que les jeunes ont souvent du mal à en parler, souvent parce qu'ils ont peur de perdre l'accès à leurs appareils ou des amitiés.
Commencez donc par écouter. Ne minimisez pas (« ignore-les, c'est tout ») et ne passez pas tout de suite à l'action. Demandez ce qui s'est passé, qui est impliqué, depuis quand ça dure et comment il ou elle se sent. Dites-lui que vous êtes de son bord.
Ensuite, incluez votre enfant dans la suite. Jeunesse, J'écoute recommande d'impliquer le jeune dans tout signalement. Un plan qu'il a aidé à bâtir, il a plus de chances de le suivre, et ça lui redonne un peu du contrôle que l'intimidation lui a enlevé.
Garder des preuves, bloquer, signaler
- Gardez des preuves d'abord. Faites des captures d'écran des messages, publications et commentaires, avec les noms de comptes et les dates visibles. N'effacez rien avant d'avoir une copie. Ça facilite le signalement.
- Ne répondez pas. Répondre sur le coup empire souvent les choses. Prenez une grande respiration.
- Bloquez la personne ou les comptes en cause.
- Signalez les publications ou messages à la plateforme et demandez leur retrait. Le centre d'aide de chaque plateforme explique sa marche à suivre actuelle, et les menus peuvent changer d'une version à l'autre.
Si ça se passe dans un groupe de clavardage ou dans un jeu vidéo, c'est le même ordre : garder des preuves, prendre du recul, bloquer, signaler.
Travailler avec l'école
Même quand ça se passe sur les cellulaires le soir, la cyberintimidation entre camarades de classe déborde souvent à l'école. Jeunesse, J'écoute souligne qu'on peut la signaler en vertu de la politique de prévention de l'intimidation de l'école. Apportez vos captures d'écran, tenez-vous-en aux faits et demandez quelles sont les prochaines étapes et quand on vous reviendra.
Au Québec, chaque école doit avoir un plan de lutte contre l'intimidation et la violence, adopté par le conseil d'établissement et révisé chaque année. Le plan doit préciser les façons de faire un signalement ou une plainte, les mesures pour protéger la confidentialité et les sanctions prévues. Quand une plainte est reçue, la direction doit communiquer promptement avec les parents des élèves concernés.
Si le suivi de l'école ne vous satisfait pas, vous pouvez porter plainte au responsable des plaintes de votre centre de services scolaire, puis au protecteur régional de l'élève, dont les coordonnées doivent être affichées dans l'école. Un signalement à l'école ne remplace jamais la police ni la DPJ, que vous pouvez joindre en tout temps. Les détails sont sur Québec.ca.
Ailleurs au Canada, demandez à l'école sa politique contre l'intimidation et sa façon de traiter les plaintes.
Quand c'est une affaire de police
La plupart des méchancetés en ligne ne sont pas des crimes, mais certaines le sont. Sécurité publique Canada énumère des infractions au Code criminel qui peuvent toucher la cyberintimidation, notamment :
- la diffusion d'images intimes sans consentement
- le harcèlement criminel, comme des messages répétés qui font craindre pour sa sécurité
- les menaces
- l'intimidation et l'extorsion
- le vol d'identité, comme se faire passer pour votre enfant en ligne
Si la sécurité de votre enfant semble menacée, appelez la police. En cas d'urgence, faites le 9-1-1. S'il s'agit d'une image intime, consultez notre guide pour la faire retirer : AidezMoiSVP.ca aide les jeunes de moins de 18 ans à obtenir le retrait.
Du soutien pour votre enfant, et pour vous
L'intimidation peut laisser un enfant se sentir seul, même une fois qu'elle a cessé. Continuez de prendre des nouvelles dans les semaines qui suivent, gardez la routine habituelle et faites de la place pour les amis qui sont de son bord.
Jeunesse, J'écoute rappelle aux jeunes que si le premier adulte à qui ils en parlent n'aide pas, c'est correct d'en parler à quelqu'un d'autre. Vous pouvez dire la même chose à votre enfant : un prof, un entraîneur, un intervenant ou Jeunesse, J'écoute, tout ça compte.
Et prenez soin de vous. C'est dur de voir son enfant souffrir. Au Québec, LigneParents offre un soutien gratuit et confidentiel aux parents.
Ce que vous pourriez dire
- “Merci de me l'avoir dit. Tu ne perdras pas ton cellulaire à cause de ça.”
- “On garde une copie de ce qu'ils ont envoyé avant de les bloquer.”
- “Tu n'as pas à leur répondre. Ne pas répondre, ce n'est pas perdre.”
- “On va décider ensemble à qui en parler à l'école.”
Où trouver de l’aide
- Jeunesse, J'écoute : 1 800 668-6868, ou textez PARLER au 686868, en tout temps. Jeunesse, J'écoute
- Tel-jeunes (Québec) : 1 800 263-2266.
- LigneParents (Québec, pour les parents) : 1 800 361-5085.
- AidezMoiSVP.ca : si une image intime circule. AidezMoiSVP.ca
- 9-8-8, Ligne d'aide en cas de crise de suicide : appelez ou textez le 9-8-8, en tout temps.
- Police : faites le 9-1-1 si quelqu'un est en danger immédiat.
Sources
- Cyberbullying: How to support the young person in your life Kids Help Phone
- Cyberbullying: What it is & ways to address it Kids Help Phone
- Legal consequences of cyberbullying Public Safety Canada
- Just the facts: Cyberbullying RCMP Gazette
- Intimidation à l'école : conseils pour les parents Gouvernement du Québec
Vérifié auprès de ses sources le 19 octobre 2026. Prochaine vérification d’ici le 17 avril 2027. Les applis changent souvent leurs menus; si une étape semble différente, la page d’aide de la plateforme a la version la plus récente.